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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 23:34
Clair de lune

Elle se campa devant la mer attendrie,
Un ressac apaisant comme seule musique,
Salua discrètement la Lune amoindrie,
Qui lui répondit par ses fantaisies uniques.

 

Le bel astre enveloppa ses jambes voilées,
Y posa tendrement ses reflets d'opaline
Sur l'infime nylon de ses courbes hâlées,
Mettant en valeur sa finesse cristalline.

 

La caresse nocturne eut été lors bien chaste
Si les rayons ne se firent plus girouette,
N'offrirent en transparence un séduisant faste.

 

De ces deux belles rivalisant d'attraction,
L'une offrant à l'autre une jolie silhouette,
Je veux saluer l'éphémère discussion.

 

Published by François - dans Dentelles câlines
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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 07:30

Dépassée la tristesse de l'instant présent,
La rigueur de l'absence presque intolérable,
Pour y trouver un réconfort inestimable,
Le coeur interroge ses accords apaisants.

 

Bien plus que les larmes...
...Celles qui coulent, naturelles et aimantes,
Le souvenir de ce sourire qui désarme,
Enjôleur, malicieux, ô si loin de tout drame,
Qui l'efface même de pensées bienveillantes.

 

Bien plus que les pleurs...
...Étouffés d'une main honteuse de faiblir,
La puissance de ce son, empreint de chaleur,
Pouffé sans retenue, de si grande valeur,
Incomparable cadeau : l'offrande d'un rire.

 

Bien plus qu'un adieu...
...A peine murmuré d'une voix hésitante,
Ces bras qui vous enserrent d'un accueil joyeux,
Magie inépuisable d'un moment précieux,
Quand les âmes amies, même accolées, plaisantent.

 

Bien plus que toutes ces peines...
...Que la tristesse agressant jusqu'à l'infamie,
S'animent les souvenirs, les joies, ce partage :
Instants complices, heureux, même davantage,
A jamais la mémoire fait vivre un ami.

 

 

A un ami cher, parti trop vite, trop tôt.

Published by François - dans Mélancolies
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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 10:00
Au fil de l'encre - partie 2

Plus que la plume, devenue sulfureuse,
Il saisit ce corps minutieusement décrit,
En caresse les lignes, courbes amoureuses,
Se met à nu pour elle, d'un crayon surpris.

 

Mine qu'elle saisit, d'un trait lui vole un baiser,
De ces doigts légers parcourt son corps,
Subtil mélanges de douceur et de virilité,
Lignes enlacées d'un ballet qui prend corps.

 

Il laisse ces mots câlins le détailler,
Tressaille lorsqu'ils se font entreprenants,
Qu'ils emprisonnent, à gorge déployée,
Sa mine réagissant aux écrits avenants.

 

D'un geste, d'un mot, il est à elle,
Doux matou aux poils soyeux,
D'une caresse, constat sans appel,
Son discret crayon devient voluptueux.

 

Se pourrait-il qu'esquisse prenne vie ?
Il sent ses mots sur son corps se déhancher,
Phrase après phrase, au gré de l'envie,
De jouissives augures l'incitent à s'épancher.

 

De lignes droites en lignes couchées,
Elle décrit la beauté de son corps
A travers des mots doux, son désir mi-avoué
En réponse à sa lecture qui lui dit "encore".

 

Plus les mots de son amante se précisent,
Plus il cède à l'inévitable transport,
N'y tenant plus, ses syllabes lâchent prise,
Sa plume frissonne d'une étonnante métaphore.

 

Sous la sienne, s'enchaîne des mots mêlés,
Plein de désirs et de plaisirs suggestifs,
En réponse à son amant ainsi défié
Pour un doux débat charnel et lascif.

 

Plus que taquiné par cette amie amante,
Il appose quelques lettres à son adresse,
Libérant ainsi ses phrases désarmantes,
À fleur d'intimité, corolle de mots tendresse...

 

A la lecture de ceux-ci, elle frémit,
Sous sa plume l'invite à plus encore,
La coquine aime l'avoir ainsi à sa merci
Et dans son encre, y percevoir son jet d'or.

 

Le texte se change en écrin magistral
Accueillant la plénitude de son verbe,
Lignes tactiles puis envolées orales
Écrites passionnément en cursives superbes.

 

D'attente en impatience,
L'amante lui demande, pressée,
Un geste, un mot d'indécence
Ainsi une douce envie lui dévoiler.

 

Par quelques livrées incandescentes,
Sur le papier tressaillant d'émotion,
Lui suggère l'envie pressante
D'un abandon à une langue en action.

 

Ivresse magistrale à sa lecture
Qui d'une chaleur intense l'envahit,
Elle est prise d'un désir immense de luxure,
Se livre malgré elle à des caresses enfouies....

 

Jamais en tel cas ses mots ne bafouillent,
Récitées avec ardeur à son intimité,
Plus encore, profondément, fouillent,
Le tactile accompagnateur en témoin d'agilité.

 

Ses gémissements en musique de fond,
Elle couche sur le papier son plaisir,
L'invite à la rejoindre dans cet abandon,
D'une main caressante répondre à son désirant.

 

Il accentue sa pression intrusive,
Accélère avec le rythme grandissant
Des mots qui déclinent leurs phrases jouissives,
L'encre coule d'un bras gémissant.

 

De sa bouche langoureuse, elle rêve,
D'une description en mots choisis,
L'imprègne du désir intense de sa sève,
Espère que les barrières soient franchies.

 

Le stylo fier, appliqué à son œuvre,
Pénétrant au plus profond de l'imaginaire,
Qu'elle se laisse aller à cette manœuvre,
Qu'ensemble concluent, éphémères partenaires...

 

 

Je remercie à nouveau Bulle pour ces mots croisés.

Published by François - dans A 4 mains
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 22:26
Au fil de l'encre - partie 1

Un grand merci à Bulle pour cette écriture à 4 mains des plus agréables !

 

 

Lorsqu'il saisit son papier à malices,
Surpris vit-il sous sa plume disposée,
Une silhouette en grâce complice
Se mouvoir à chaque mot déposé.

 

Alerte par une douce facilité,
Il brode à l'écoute de ses sens
Un mélange de lignes épurées :
Une jolie femme de circonstance.

 

Prend-elle corps par mots disséminés,
Qu'il y ajoute quelques fantaisies,
Dentelles et nylon pour l'enluminer,
Et un souffle gracile qu'elle prenne vie.

 

Quelques rondeurs de mise en valeur,
Un brin de voilage pour l'habiller,
Une pointe par si, par là de douceur,
Sous sa mine, elle est à croquer.

 

Il se prend, par sa plume, à rêver
De parcourir ses courbes affriolantes,
Y déposer, ça et là, des mots fort relevés,
Qui s'impriment sur sa peau, lors brûlante.

 

Elle vit et ses sens tressaillirent,
Fantasmes de quelques mots ;
Il n'ose croire le doux désir
Qui le saisit intérieurement à mi-mots.

 

Devant ces arabesques sensuelles
Animées par magie créatrice,
Il tente une main, rêveuse perpétuelle,
Et, sur ces courbes parées, glisse.

 

A son comble doux frissons d'émotions,
D'un doigt que son voilage emprisonne,
Il hésite et pris d'une folle passion
Tire pour découvrir une petite friponne.

 

Un à un, sous sa plume alertée,
Il se joue de chaque ornement,
Osant même d'un phrasé ajusté,
Lui en retirer un bien promptement.

 

La coquine que voilà déshabillée
Relève de quelques mots sa surprise
Dont il se ravit, libre de ces désirés
Auxquels elle se livre avec plaisir.

 

A la vue de son corps désormais dénudé,
"Charmé" fit place à tout autre langage,
Un dictionnaire moins chaste, plus débridé,
Sa main posa "désirant" sur ses doux paysages.

 

A la découverte de son corps la surprise,
Sans retenue, il lui a tout livré :
Imperfection et dessin de ces courbes exquises
Tel un cadeau, sous ces yeux sa nudité.

 

Celle-là même qu'il ne peut s'empêcher
De flatter d'une main bien aventureuse,
Par monts et vallées, fière débauchée,
Animée en tout doigt d'envies généreuses.

 

Bouche pulpeuse au dessin de rouge passion,
Au dessus de sa gorge habillé d'un collier "chaîne"
Qu'il l'attire d'un baiser plus que d'un frisson
Son regard fixé dessus, plein d'idées lui viennent.

 

 

A suivre...

Published by François - dans A 4 mains
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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 20:54
Instants volés, instants offerts

Dans l'intimité de son précieux sanctuaire,
Elle s'assied face à son reflet apprêté,
Auquel ne manquent que quelques atouts repères,
Qu'Elle s'emploie à soigneusement affréter.

 

Elle glisse sur ses jambes à découvert
Un fin nylon noir à coutures parallèles,
Elle s'attarde sur la hauteur des revers,
Y convoque, une à une, ses six jarretelles.

 

Elle contemple dans ce miroir complice
La tenue séductrice sans nulle faiblesse,
Ajuste, certes, quelques étoffes qui plissent,
Plus pour le plaisir d'en caresser la richesse.

 

Elle se lève, acquiesce à l'œuvre accomplie,
Enfile une robe à ses courbes appliquée.
Sans même savoir, du regard qui la chérit
Que de tous ses instants, Il n'en a rien manqué.

 

Instants volés, instants offerts

Un grand merci au charmant duo pour ces clichés admirablement inspirés et réalisés.

 

Published by François - dans Dentelles câlines
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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 19:01
Il suffit de peu...

Il suffit de peu, quelques détails précis,
Au visuel accrocheur, involontaire,
Disséminés comme autant de facéties
Dont le regard aguerri fera l'inventaire.

 

Quelques transparences pour le moins osées,
Dont la lumière fait l'espièglerie,
Suggérant des dessous à peine exposées,
Comme leur absence par fausse étourderie.

 

Une bretelle sur nu joliment dessinée,
Des jarretelles bien plus que devinées,
Et quelques lettres à l'encre audacieuse,

 

Ces visions offertes à qui saura les apprécier
Ont tout d'une féerie que j'adore remercier
En témoignant combien ma complice est précieuse...

 

Il suffit de peu...
Il suffit de peu...
Published by François - dans Dentelles câlines
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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 10:00
Escalier à coutures - Partie 1

Le soleil déclinant d'un hiver printanier,
Caressait aussi bien les allées que les pierres,
Quand au détour discret d'un chemin en lumière,
Apparut la grâce en dizaines de deniers.

 

Escalier à coutures - Partie 1

Je me pris à suivre leurs lignes ascendantes
Remontant vers des cieux sans nuage passant,
Offrant à chaque pas des rêves indécents,
Nés d'artifices d'une candeur imprudente.

 

Escalier à coutures - Partie 1

Je n'osai pas signaler ma présence aux belles,
Créatures à l'apparition si soudaine,
De peur qu'elles ne s'évaporent de la scène.

 

Je ne sus pas si elles virent l'étincelle
Animer mon regard tant surpris qu'aimanté,
Tout au long de l'ascension, par bonheur, ventée.

 

Escalier à coutures - Partie 1

Merci aux troublantes modèles et au photographe pour ce très précieux instant de partage.

 

Published by François - dans Dentelles câlines
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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 10:00
Autobiographie poético-raisonnée

Parfois il me vient une épineuse question :
Suis-je bien légitime à faire récitation
De mes envies, mes joies, même mon désarroi
Par la spontanéité de mon verbe bien maladroit ?
Celui-là même que je n'ai su enrichir,
Pendant tant d'années à trop vouloir réfléchir :
Si les mots me trouvèrent plutôt de bonne heure,
Je ne leur fis, pour autant, pas le moindre honneur.
Moi qui embrassait gaillardement les mathématiques,
Dont j'ai fait, de mes jours, la principale thématique,
Je ne sais comment je pourrais lors oser
Au champ de mes humeurs y laisser pour rosée
La fine pellicule de mes feuilles noircies
Par ma plume alerte mais par trop raccourcie.
Je confesse la pauvreté de mon vocabulaire,
L'esprit ne suffit à me changer en titulaire
D'un talent si précieux pour en faire culture
Eût-il fallu que je privilégie la littérature...
Je compte plus les pieds que je ne les modèle,
Je fais mes poèmes par matrice fidèle,
Je n'exprime pourtant la moindre prétention,
Trop conscient que malgré les intentions,
Ne pourrai-je jamais écrire sans lasser
Par des vers trop semblables aux humeurs passées ?
Difficile de renier sa propre inspiration
Quand les mots reviennent en répétition,
Devrai-je les jeter aux idées perdues,
Et supprimer l'exutoire dont je suis éperdu ?
De mes joies, mes peines, et leurs synonymes
En deviendrai-je, un jour, le poète légitime...?

 

Published by François - dans Mélancolies
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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 10:00
Envolée

Je m'offre à lui, à sa caresse chaleureuse,
En tenue bien légère mais intentionnée,
Sentant l'unicité de l'ardeur généreuse
Sur mon abandon, ses gestes attentionnés.

 

Si je le devine suçotant mes aiguilles,
Envolées, pour lui seul, vers ses bras amoureux,
Il saisit mes jambes des cuisses aux chevilles,
Taquine mes fesses d'un émoi langoureux.

 

Sous son regard à la bienveillance assurée,
Je m'illumine de reflets insaturés,
À ses discours flatteurs, nulle étoffe n'oppose.

 

Offerte aux désirs de cet impétueux amant,
Qui scintille en tout point à chaque crissement,
Quelle est ma surprise quand une main se pose...

 

 

Mille mercis à Imajill pour cette image

Published by François - dans Dentelles câlines
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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 18:19

En pleine réflexion sur le sens de ces pages, j'aimerais sortir légèrement du cadre qui régit ce modeste terrain de jeu.

 

Aussi, si vous avez, un peu (ou beaucoup !), l'humeur joueuse, je vous propose de titiller l'esprit créatif que je m'efforce d'avoir le plus souvent possible.

 

Pour cela, donnez-moi 4 mots de votre choix (pas forcément en lien les uns avec les autres) et un thème, et le challenge consistera à en faire un poème cohérent...

 

Vous laisserez-vous tenter ?

 

 

Toute inspiration peut-elle se changer en vers...?

 

Bises,

 

François (francois.1312@yahoo.com)

Published by François - dans Inspirations
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