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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 07:30

Dépassée la tristesse de l'instant présent,
La rigueur de l'absence presque intolérable,
Pour y trouver un réconfort inestimable,
Le coeur interroge ses accords apaisants.

 

Bien plus que les larmes...
...Celles qui coulent, naturelles et aimantes,
Le souvenir de ce sourire qui désarme,
Enjôleur, malicieux, ô si loin de tout drame,
Qui l'efface même de pensées bienveillantes.

 

Bien plus que les pleurs...
...Étouffés d'une main honteuse de faiblir,
La puissance de ce son, empreint de chaleur,
Pouffé sans retenue, de si grande valeur,
Incomparable cadeau : l'offrande d'un rire.

 

Bien plus qu'un adieu...
...A peine murmuré d'une voix hésitante,
Ces bras qui vous enserrent d'un accueil joyeux,
Magie inépuisable d'un moment précieux,
Quand les âmes amies, même accolées, plaisantent.

 

Bien plus que toutes ces peines...
...Que la tristesse agressant jusqu'à l'infamie,
S'animent les souvenirs, les joies, ce partage :
Instants complices, heureux, même davantage,
A jamais la mémoire fait vivre un ami.

 

 

A un ami cher, parti trop vite, trop tôt.

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 10:00
Autobiographie poético-raisonnée

Parfois il me vient une épineuse question :
Suis-je bien légitime à faire récitation
De mes envies, mes joies, même mon désarroi
Par la spontanéité de mon verbe bien maladroit ?
Celui-là même que je n'ai su enrichir,
Pendant tant d'années à trop vouloir réfléchir :
Si les mots me trouvèrent plutôt de bonne heure,
Je ne leur fis, pour autant, pas le moindre honneur.
Moi qui embrassait gaillardement les mathématiques,
Dont j'ai fait, de mes jours, la principale thématique,
Je ne sais comment je pourrais lors oser
Au champ de mes humeurs y laisser pour rosée
La fine pellicule de mes feuilles noircies
Par ma plume alerte mais par trop raccourcie.
Je confesse la pauvreté de mon vocabulaire,
L'esprit ne suffit à me changer en titulaire
D'un talent si précieux pour en faire culture
Eût-il fallu que je privilégie la littérature...
Je compte plus les pieds que je ne les modèle,
Je fais mes poèmes par matrice fidèle,
Je n'exprime pourtant la moindre prétention,
Trop conscient que malgré les intentions,
Ne pourrai-je jamais écrire sans lasser
Par des vers trop semblables aux humeurs passées ?
Difficile de renier sa propre inspiration
Quand les mots reviennent en répétition,
Devrai-je les jeter aux idées perdues,
Et supprimer l'exutoire dont je suis éperdu ?
De mes joies, mes peines, et leurs synonymes
En deviendrai-je, un jour, le poète légitime...?

 

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 22:13

Les yeux dans un vide ponctuel et nocturne,
Perdu entre mes vers et ces notes pleurées,
Entre impatience d'éveiller le taciturne
Et évasion à chaque touche effleurée.

 

L'amour souffre parfois de mourir en musique,
En mélodie transperçante de précision,
Pourtant jouée sur l'absence de ma rythmique,
Elle n'emporte mon coeur dans l'indécision.

 

Plus les vains mots, même savamment récitées
Font trembler la voix qui concède leur dictée,
Plus mon cœur affirme son inconditionnel.

 

Une image pour apaiser mon pseudo-drame,
Celui du visage qui s'affiche hologramme,
Celui qui reviendra malgré les décibels.

 

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 20:00

Plus qu'un simple manque,
Plus que la solitude passagère,
Ce sentiment, triste saltimbanque,
Revient, inlassable aux heures messagères.
Il apporte sa cohorte d'incohérences,
Ces souvenirs pourtant si plaisants
Désormais frappés d'une autre apparence,
Ce bleu nostalgique, pâle, omniprésent.
Tant d'images frappent à la porte
De mon esprit par trop perturbé,
Chacune qu'une larme transporte
Vers un ciel parfois bien encombré.
On le dirait d'humeur funeste
Chargé du mal qui ronge ma surface
De l'abîme où il prit son envol modeste,
Vers ma clarté, éphémère interface.
Pourquoi le temps, d'une aiguille aléatoire,
Rappelle, au hasard ou à dessein,
Combien le passé ne sera plus qu'avatar,
Quand se bousculent les souvenirs assassins ?
Lorsque s'éloigneront les turpitudes,
Que mon esprit aura retrouvé pleine décence,
Si me quittent les tristes attitudes,
Il restera, au fond de moi, une inconsolable absence.

 

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 13:58

Un parmi tant d'autres, mais tellement précieux,
L'un de plus beaux de tous mes jeunes souvenirs,
Ô combien attachant, si souvent contagieux,
Gravé dans ma mémoire, un tendre sourire.

 

Pourquoi l'esprit choisirait parmi tant d'images
(Ou peut-être le coeur influence la mise ?)
Celle-là même qui conduirait au naufrage
Mes yeux assaillis par la détresse soumise ?

 

Se pourrait-il que la résistance soit vaine ?
Et qu'il faille laisser les flots salés bénir
Toutes ces joies passées par leurs furtives peines ?

 

Lors mieux vaut quelques pleurs pour apaiser l'absence,
Car ce sourire, qui ne saurait revenir,
Jamais les larmes n'en effaceront l'essence.

 

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 15:19

Pas de bougie sur laquelle souffler,
Pas même de gâteau, le crabe a gagné.
Pourtant la cornemuse résonne encore
Pour rappeler l'au revoir d'alors.

 

Pas de bougie pour un fauteuil vide,
La vie continue, parfois la peine la bride,
Mais certains jours resteront amers,
Hantés par le souvenir d'une voix familière.

 

Aujourd'hui,
Ces bougies,
Mon coeur les soufflera pour toi,
Papa.

 

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 18:52

S'il est vrai que nul ne devrait si tôt s'éteindre,

Les jolis mots ne se font jamais éphémères,

A jamais sa plume ne laissera s'éteindre

Le souvenir de son Amour en précieux vers.

 

Pour Line et son sourire.

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 13:02

Une pluie fine, s'échappant d'un ciel pesant,
Torrent calme à la timidité virginale,
Pas encore salée de bien sombres présents,
Souligne de traits cette peine matinale.

 

Ruisselante, sinueuse sur tous visages,
Elle emporte une à une mes perles atones,
Diluant l'émotion des funestes orages,
Comme l'hiver balaie le poussiéreux automne.

 

Elle ne lavera ce chagrin amoureux,
Mais ravinera mes joues d'un flot douloureux,
Un sourire, une voix, à jamais emportés.

 

Sous la musique de mon cœur brisé, hurlant,
Les notes deviendront des embruns déferlants,
Sous cette pluie fine qu'il faudra supporter.

 

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 21:54

 

Quelques mots tourbillonnent à la surface de l’eau
Un chant mélodieux qui entoure le bateau.
Un chant lointain porté par les rafales
Qui balayent la mer, orgueilleuse et pâle.

Rien ni personne sur le pont, pas même
Un hameçon, une gaffe, un filet de bohème.
Comment pêche-t-il, nous ne le sauront et qu’importe,
Il n’y a que ce chant et tout ce qu’il apporte.

La cabine s’ouvre, le pêcheur se lève vers l’inconnu.
Encore endormi, les yeux ouverts, regard abattu,
Inéluctablement attiré, par un désir ou un besoin ?
Vers la poupe il se dirige, vers l’invitation au lointain.

Il plonge sans hésiter dans l’océan qui lui sourit.
Ses vêtements disparaissent, l’âme à nu, sa peau flétrit.
Sous la lune blessante, ses yeux aveugles resplendissent,
Ne voient pas la main qui le prend, l’emmène aux abysses.


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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 21:27

 

Quelques cieux verront sous une pluie douloureuse,
Les portes d'un jardin à jamais se fermer,
Sur la terre sacrée de cette âme amoureuse,
Laissant toutes ses fleurs ô combien désarmées.

Une tendre plume s'arrête et les mots pleurent
Les larmes poétiques d'un profond chagrin,
Par vers de tristesse, les sourires se meurent
Emportés par la mer, sous le poids des embruns.

Chacune des traces laissées dans son sanctuaire,
Chaque pas, chaque sentiment, chaque sourire,
Vieillira mais jamais ne connaitra l'ossuaire.

Les cieux pourront bien essayer de s'assombrir,
Ses mots resteront pour toujours gravés ci-bas,
Ses poèmes souriront à qui les lira.

 

 

Hommage à une poétesse disparue....

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