Vendredi 9 décembre 2011
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07:00
Partis un matin de leur cité, de leur village,
Pour des terres inconnues, d'adverse destins,
Les armes à la main et, en guise de courage,
La folle inconscience de l'absurde dessein.
Partis un matin pour un discours mensonger,
Teintées de liberté, des promesses de gloire,
Un combat insensé, maints fois envisagé,
Contre qui ? "Qu'importe... Votre sang pour l'Histoire !"
Quand ils découvrirent leur ennemi factice,
Quand ils virent face à eux, ces pères et fils,
Ils n'en comprirent pas plus le sens de leur guerre.
Ne laissant qu'orphelins et veuves désormais,
Partis un matin, ils n'en revinrent jamais,
Tombés sous les feux adverses de leurs frères.
Par François
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Publié dans : Rêves sombres
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12
Mercredi 20 avril 2011
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07:00
La lègère bruine ruisselant sur mes joues,
Se mêle aux timides larmes, ce matin,
Quand un murmure de vent, affolé, se joue
De mes peines, en les emportant au lointain.
A peine nées, déjà caressées par la brise,
Sinuant de concert, ô belles voltigeuses,
Quand mes forces, intérieurement, s'amenuisent,
Je vois l'espoir dans leur humeur si voyageuse.
Je les regarde s'évanouir à l'horizon,
Emancipées de leur sanglotante prison,
Pétales enfin libérées de leur corolle.
Je les suivrais volontiers dans ce long voyage,
Sans retour, je le sais. La main en cette page,
Tremblotante, se pose et ma plume... s'envole.
Par François
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10
Mercredi 2 février 2011
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07:00
Petit clin d'oeil musical, bleu, évidemment...
Le sourire bien ancré sur mon visage,
Triste et fuyant, sous mon regard désaccordé,
Bleu, gris, rouge, arc-en-ciel puis ces nuages,
Vapeurs de l'âme, des profondeurs, débordées.
Luminosité nébuleuse, complexe,
Eclairant à peine les sentiments diffus,
Par flashes, ombres et lumières, perplexes,
Devant ce cimetière d'espoirs défendus.
Ils me dévorent, les spectres invincibles
De mes regrets, mes volontés impossibles ;
S'effrite ma façade de rires trompeurs.
Sérénité en surface inépuisable,
Y point rarement l'émotion inusable
De mes amours, à jamais, démons intérieurs.
Par François
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Mardi 23 novembre 2010
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19:00
La blancheur des blouses, éternel fantasme,
Se grise aujourd'hui de sensations inconnues,
Par lesquelles il me faut, sans aucun enthousiasme,
Passer, la peur me souriant sa bienvenue.
Aux interminables heures comateuses,
Suivra l'attente, trop cruelle indéfinie,
La douleur pour compagne calamiteuse,
La solitude pour tout refrain, à l'infini.
Je serai probablement très peu assidu dans les quelque temps qui viennent, mais je vous dis à très bientôt...
Bises de dentelle, de nylon, soyeuses et amicales,
François.
Merci de vos messages. Je vais revenir tout doucement...
Par François
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Vendredi 1 octobre 2010
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07:00
Pourquoi a-t-il fallu qu'en ce jour arrive,
Sur nos amours si fidèlement amarrées,
Une tentation en sournoise dérive,
Portée sur nos côtes par la grande marée ?
Apportant avec elle les déchainements
De tous les enfers de cette mer en furie,
Orages ruisselants sur mes joues, vainement,
Constellant le ciel de ses larmes en tuerie.
Jamais je n'aurais cru te laisser t'en aller,
N'aurais pu imaginer s'ouvrir la faille,
Devoir te relâcher dans un autre filet,
Le mien grand ouvert d'une profonde entaille.
Lors ainsi transpercé de cruelle audace,
Je n'irai plus chercher l'océan, écroulé,
L'espoir abattu, prostré à marée basse,
Mon coeur, si fier navire, à jamais coulé.
Hommage, en rien autobiographique, aux chansons de Miossec, souvent tristes mais que j'affectionne
particulièrement.
Par François
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