Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 20:48

 

 

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  Devant son miroir, il contemple chaque jour,
La barbe de son visage que le temps grise,
Sa jeunesse oubliée que ses rides ajourent,
Tant d'années lui rappellent leur cruelle emprise.

Devant sa feuille, il réalise l'honteux drame,
La barbe effilochée de sa plume complice,
Qui noircit de l'éternelle encre de son âme,
Mais, désormais, d'une main tremblante, au supplice.

Si son corps l'abandonne, peu à peu décline
Il rassemble ce peu de force avant sa ruine,
Pour rédiger une épitaphe en belles lettres.

Si flétrit la vigueur de sa félicité,
Il se dit, dans un ultime espoir d'éternité :
Ses mots, eux, traverseront les âges... peut-être...

Par François - Publié dans : Mélancolies - Communauté : Poésie française
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