Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 07:00

 

Petit clin d'oeil musical, bleu, évidemment...

 

Le sourire bien ancré sur mon visage,
Triste et fuyant, sous mon regard désaccordé,
Bleu, gris, rouge, arc-en-ciel puis ces nuages,
Vapeurs de l'âme, des profondeurs, débordées.

Luminosité nébuleuse, complexe,
Eclairant à peine les sentiments diffus,
Par flashes, ombres et lumières, perplexes,
Devant ce cimetière d'espoirs défendus.

Ils me dévorent, les spectres invincibles
De mes regrets, mes volontés impossibles ;
S'effrite ma façade de rires trompeurs.

Sérénité en surface inépuisable,
Y point rarement l'émotion inusable
De mes amours, à jamais, démons intérieurs.


Par François - Publié dans : Rêves sombres - Communauté : Poésie française
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Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 07:00

 

En écho à un splendide article d'Armandie que jous invite à (re)découvrir ICI...

 

Épicée... D'une gourmandise complice,
Succulent mets, aux vertus aphrodisiaques,
Saupoudrée des saveurs du nylon qui crisse,
Doigts qui chahutent des désirs insomniaques.

Aux sept tentations, quelle préférence ?
Comment, de raison, vouloir six résistances...?

Espiègle... En s'employant à affrioler
Bien des regards épousant toute couture,
Par la malice de dentelles déployées,
Tendant un piège de si douce torture.

Aux sept tentations, quelle préférence ?
Comment, de raison, vouloir six résistances...?

Sage... Se découvrant de juste mesure,
Pour qu'un délicat grain de peau apparaisse
A la lisière du nylon qui figure,
Sur ces jambes, un fin voile de noblesse.

Aux sept tentations, quelle préférence ?
Comment, de raison, vouloir six résistances...?

Fougueuse... offrant, sans retenue aucune,
Par cette chute de reins papillonnante,
Le trouble passionnel sans nulle lacune,
L'ivresse infinie de potions détonantes.

Aux sept tentations, quelle préférence ?
Comment, de raison, vouloir six résistances...?

Timide... Mais terriblement audacieuse,
Quand d'hésitantes amorces séductrices
Révèlent l'orée d'une toison précieuse,
Entre ses mains, mutines libératrices.

Aux sept tentations, quelle préférence ?
Comment, de raison, vouloir six résistances...?

Coquine... Qu'en un geste l'étoffe glisse,
Démasquant la blancheur de petites fesses,
Que deux jarretelles tendues en coulisse
Cernent au grand jour quand sa pudeur s'affaisse.

Aux sept tentations, quelle préférence ?
Comment, de raison, vouloir six résistances...?

Offerte... Allongée sur l'autel de Vénus,
Traçant, par ses mains, le bon itinéraire
Vers l'émoi des caresses, ou, qui sait, bien plus,
Murmure sensuel de son sanctuaire.

Aux sept tentations, quelle préférence ?
Comment, de raison, vouloir six résistances...?
Point de choix parmi ces sept pêchés capitaux,
Que l'un après l'autre me condamne aussitôt.

Par François - Publié dans : Dentelles câlines - Communauté : Poésie française
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Mercredi 19 janvier 2011 3 19 /01 /Jan /2011 07:00

 

 

Il existe, sans nul doute, un autre ailleurs,
Paisible comme personne n'imagine,
Un espace unique où cultiver son bonheur,
Reposant l'esprit sur son trait qui dessine.

Il existe, sans nul doute, l'improbable
Théâtre des quiétudes les plus absolues,
Où expirer le souffle pur, admirable
D'une inspiration jusqu'alors irrésolue.

Il existe, prouvez-moi donc le contraire,
Ce paradis perdu qui n'attend que des mots
Pour m'accueillir dans son intime atmosphère,
Et me submerger de son poignant adagio.

Il existe, sans nul doute, ce lieu rêvé,
A le chercher, je passerai toute ma vie,
J'y déposerai, quand enfin l'aurai trouvé,
Mes dernières rimes d'une plume épanouie.


Par François - Publié dans : Mélancolies - Communauté : Poésie française
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Mercredi 12 janvier 2011 3 12 /01 /Jan /2011 07:00

 

 

Imajill

Quelques noeuds enlacés par malicieux hasard,
Pour inciter, je l'espère, quelque rêveur
A les dénouer à la force du regard,
Ecouter murmurer leurs glissantes douceurs.


Quelques dentelles, par  séduction, apposées,
Sur vos contours intimes en lacets volants,
Qu'une jarretelle se prend à épouser,
Tendant sur la peau des soupçons affriolants.


Mon sourire séduit, timide et effronté,
Trahit le puissant trouble à devoir affronter
Devant tant de charmes, la pudeur des émois. 


En dénouement, j'imagine, l'air enchanté,
Ces mots de Juliette, par vos lèvres, chantés,
L'invitation d'un sensuel : "déshabillez-moi..."

 

 

 

 

 

Merci infiniment à Jill (je vous invite à visiter son blog, ICI), pour cette image, dont la génèse est savamment expliquée dans le boudoir libertin de Valmont (ICI). Je vous souhaite une belle balade...

Par François - Publié dans : Dentelles câlines - Communauté : Poésie française
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Vendredi 7 janvier 2011 5 07 /01 /Jan /2011 07:00

 

Tu me manques...

Tant de jours et de nuit passés à retracer
L'interminable épilogue de nos amours,
A trouver le meurtrier de feux nos toujours,
Tant de nuits et de jours passés à ressasser.

Doux rêve, sur mes lèvres, les mots posthumes :
"Cours, vole, fends l'air de couleurs éclatantes,
N'aie peur ni des peines, ni des attentes.
Cours, vole, mais ne t'enfuis pas dans mes brumes."

Mais pas un mot ne vint, selon mes souvenirs,
Paralysie de l'expression des sentiments,
Terrassés par le passé de nos jours aimants,
Seulement une larme effaçant tout avenir.

Pas un bruit, l'âme noyée en plein silence,
Vertige du vide, seul avec mes pensées,
Des voiles opaques, noirceurs entrelacées,
Assombries par le reflet de ton absence.

Tu me manques...

 

 

Note : une fois n'est pas coutume, une petite explication sur ce poème. Je l'ai écrit un soir de solitude dans un lit d'hôpital, à écouter ce morceau que j'adore de Frédericks, Goldman & Jones. En l'écoutant, la circonstance aidant, je me suis retrouvé plongé dans cet univers musical qui a fait remonter en moi un sentiment que nous connaissons tous je pense : le manque de l'autre, qui nous a quitté sans que l'on ai pu ou su le retenir. Un soir de solitude, en prélude à une nuit sans son être aimé, voici ce qu'a pu m'inspirer cette chanson...

Par François - Publié dans : Mélancolies - Communauté : Poésie française
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